Facebook et les seins : toute une histoire !

Facebook hait les tétons féminins tout le monde le sait depuis un moment, la censure de seins entiers a tendance à être un peu trop systématique.

Car ce n’est pas la première fois que Facebook censure une image publiée par un média ou une association alors qu’elle a un sens éditorial ou une mission de prévention. En 2011, un artiste danois se voyait temporairement exclure du réseau social après avoir choisi comme photo de profil le tableau L’Origine du monde de Courbet. En 2012, cette fois-ci, c’est le dessin de presse de Mick Stevens que le magazine américain The New Yorker avait mis en ligne sur sa page facebook et qui représente Adam et Eve nus assis au pied d’un pommier.

Début septembre, le réseau social avait face à une importante résistance en Norvège à la suite de la censure de la photo très connue montrant une petite fille brûlée au napalm. La photo prise en 1972 avait fait le tour du monde et   avait contribué à arrêter la guerre du Vietnam.

Le 22 octobre 2016 Facebook supprime une vidéo sur le cancer du sein d’une association suédoise la jugeant trop osée alors qu’elle représente une femme en dessin  avec 2 cercles roses.


Le 4 mars,  il sanctionne les photos qui montrent les tatouages de tétons d’Amber Thorpe effectue sur des femmes après leur reconstruction mammaire.

Censure de photos des seins nus

Facebook ne fait aucune différence entre la publication d’une image pornographique, celle d’une œuvre d’art ou celle d’un photojournaliste, celle d’une chirurgie esthétique, et censurera indifféremment un cliché d’une star de téléréalité avec les seins nus. Cette règle, en revanche, ne s’applique pas aux hommes, qui peuvent mettre des photos torse nu sans enfreindre les règles du réseau social. Cette règle a été dénoncée à plusieurs reprises, en Argentine par exemple, où une campagne pour le dépistage du cancer du sein avait utilisé l’humour en montrant la palpation mammaire sur un torse masculin.

Finalement pour tous ces cas, Facebook avait rétabli la version qu’il avait censurée, puis publié un communiqué  en expliquant que l’article avait été supprimé par erreur et après enquête a pu être restauré ;et d’ajouter que leur équipe reçoit des millions de signalements par semaine et que parfois ils se trompent.

Une politique plus engagée :

Visiblement beaucoup pensent que derrière ces interdictions réside un radicalisme religieux qui ne veut pas de la nudité des femmes. A cela s’ajoute des algorithmes au fonctionnement hasardeux qui ont pour mission de lutter contre la nudité et la pornographie sur le réseau social.

Toute nudité n’est pas pornographique et au nom de la protection de l’enfance, le réseau social choisit à la place des internautes ce qu’ils doivent voir ou pas.

Si aujourd’hui Facebook reconnait une erreur , c’est que ses standards ont changé  les photos engagées de femmes qui défendent activement l’allaitement ou qui montrent leurs cicatrices de leur poitrine après une mastectomie sont désormais autorisées. Dans son discours, le patron de Facebook indiquait vouloir rassembler l’humanité et a parlé de la lourde tâche de faire exister une communauté humaine et à satisfaire un maximum d’utilisateurs. Reste que, derrière cette histoire de seins, se cache une atteinte à la liberté d’expression.