Quand le « Bio » s’impose en chirurgie esthétique

Face à l’industrialisation massive, et ses méfaits constatés sur la qualité de vie, le label « bio » s’impose désormais à tous les niveaux de la chaîne de vie humaine. La chirurgie esthétique qui connait une ascension fulgurante, tant les sollicitations de la part des patients, plus exigeants encore, n’est pas en reste dans cette quête du bio.

lipofilling cernes

La « dictature » du bio

Effet de mode ou besoin de vivre mieux ? Le « Bio » domine le discours actuel et s’impose à tous. Dans le domaine alimentaire, le besoin de manger « bio » contraint certains à développer leur propre jardin, afin d’être sûr de la qualité de ce qu’ils mangent. D’autres adoptent  un régime végétarien ou végétalien. Dans le domaine des transports, une offre importante des voitures roulant au biocarburant, au bioéthanol ou des voitures électriques remplacent les voitures classiques, responsables d’émission de gaz à effet de serre. Plus aucun domaine n’échappe à cette exigence du bio. Pas même celui de la chirurgie esthétique dont certaines interventions classiques, comme l’augmentation mammaire, le lifting du visage, et bien d’autres, sont remplacées par des méthodes plus saines, sans risque de nocivité pour l’organisme humain. Parmi ces méthodes, l’injection de graisse autologue, dont il est question dans cet article.

Une esthétique « Bio »

Vouloir être plus beau, demeurer jeune ou transformer une imperfection en une qualité, quelle que soit la raison pour laquelle la demande du patient de la chirurgie esthétique se formule, il veut changer tout en restant « naturel ». N’est-ce pas ça l’idée qui est au fond du « Bio » ? Ce qui n’a subi aucune transformation chimique ?

Pour répondre à cette sollicitation, le domaine de la chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice qui date du 1er siècle avant J.C, et dont les techniques et les instruments ont évolué à une vitesse vertigineuse ces années, propose l’injection de la graisse autologue, dont le nom technique est le lipofilling, pour diverses interventions.

Le lipofilling à la conquête du « naturellement beau »

Cette technique a vu le jour en 1893. Le transfert de graisse autologue a été utilisé par Neuber pour réparer des séquelles d’une infection au visage. Mais elle s’est développée en 1983 suite à l’intervention de prélèvement des excès graisseux sur les patients, par le Dr Illouz et la publication de ses travaux sur le transfert de graisse autologue. Le couple liposuccion-lipoaspiration, deviennent alors, inséparables en chirurgie esthétique, grâce notamment au perfectionnement de la technique par le Dr Coleman, qui préfère utiliser le terme lipostructure.

Tout compte fait, l’usage de la graisse autologue devient nécessaire autant en chirurgie réparatrice qu’en chirurgie esthétique. Dans un cas, elle intervient dans la chirurgie correctrice des traumatismes des accidents, dans le traitement des lipodystrophies des porteurs de VIH, pour l’assouplissement des fibroses post radiothérapie.  Dans l’autre, la graisse autologue permet d’atténuer et de combler les rides du visage, de restaurer les volumes de certaines zones du visage, comme les pommettes, les tempes ou les sourcils ; de faire une augmentation mammaire ou des fesses, etc.

La technique de greffe des cellules graisseuses par réinjection de la graisse autologue, est donc une technique biocompatible, dans la mesure où la graisse du patient ne représente aucun danger pour sa santé. Cette technique est sollicitée davantage par les patients qui souhaitent en plus de l’aspect naturel de leur intervention, des suites opératoires moins longues et sans complications.